Subscribe Now
Trending News
05 Dec 2021

Blog Post

Économie

Le Cameroun Invente Les Produits Alimentaires De Demain 

Le Cameroun Invente Les Produits Alimentaires De Demain

RFI

Les jeunes entrepreneuses camerounaises inventent les produits alimentaires du futur. Avec un mot d’ordre, mieux se nourrir et mieux consommer.

Le Niébé, petit haricot blanc, cultivé dans la partie nord du Cameroun est une légumineuse qui d’ordinaire n’affole pas les gastronomes. Mais cela va peut-être changer grâce à Annie Adiogo. Cette jeune camerounaise de 30 ans, diplômée en création et ingénierie alimentaire à Paris et Nantes vient d’inventer les pâtes alimentaires à base de Niébé. 

« Il y a trois ans quand je suis venu au Cameroun pour explorer ce qui se faisait déjà, je me suis dit que ce serait intéressant de travailler sur cette graine et proposer d’autres produits au vu de ses vertus nutritionnelles », explique la jeune femme.

Car d’un point de vue alimentaire, le Niébé n’a que des avantages. « Déjà le Niébé, c’est une graine riche en protéines. Donc dans notre farine et dans nos pâtes, il y a 22% de protéines. C’est aussi un produit riche en fibres, il y a six pourcent de fibres dans nos pâtes et dans nos farines. Enfin, les produits que l’on propose sont naturellement sans gluten. »

Annie Adiogo va lancer la production à grande échelle des pâtes alimentaires de Niébé en début d’année. L’unité industrielle en cours d’installation produira dans un premier temps jusqu’à deux mille kilos de pâtes par mois. 

Flavienne Charlotte Ngo Binya, 26 ans, a pour sa part repris une idée développée dans son école d’ingénieur. Le saucisson de poisson, dont elle a fait une petite industrie. 

« C’est pratiquement comme le saucisson de viande en terme de forme. Mais nous utilisons exclusivement de la chaire de poisson. Notamment les tilapias et les poissons d’élevage, silure etc, et à côté nous utilisons aussi des poissons de la mer comme le bar, les mâchoirons, les carpes, les brochets etc », détaille la jeune entrepreneuse. 

350 barres de saucisson sortent chaque semaine de son atelier. L’entrepreneuse distribue ses produits via les réseaux sociaux et quelques revendeurs, elle tente actuellement de convaincre les restaurants et les grands distributeurs.

« C’est un nouveau produit qui attire beaucoup de curieux. Je pense qu’aujourd’hui beaucoup de personnes aimeraient manger des produits bios, et sans danger pour la santé, contrairement au saucisson de viande qui est très salé. Beaucoup de gens ne le consomment plus à cause du sel, car elles ont des problèmes de diabète par exemple. » 

Ces deux jeunes entrepreneuses visent un public urbain, adepte de produits rapide et facile à cuisiner. 

Related posts